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Expositions, Mayas, Morelos, Restauration, Xochicalco

Exposition Xochicalco. Patrimonio Mundial. 100 años de investigaciones arqueológicas 1910-2010

Les carnets d’Erik Boot Maya News Update et Ancient Mesoamerica News Update constituent de bonnes sources d’information tierces quand on est en manque de nouvelles pour préparer un programme radio. E. Boot est à l’affût de tout et souvent nous proposons des informations identiques, la principale différence, étant qu’il ne propose que trop rarement des approfondissements sur tel ou tel information. C’est aussi un épigraphiste de première catégorie, peut-être parmi les meilleurs de sa génération.

C’est en tout cas grâce à lui que j’ai trouvé de cette exposition au Museo Regional Cuauhnahuac. Intitulée Xochicalco. Patrimonio Mundial. 100 años de investigaciones arqueológicas 1910-2010, elle a pour commissaire l’archéologue et restauratrice Silvia Garza Tarazona. Dans une note publiée sur le site de l’INAH, elle aura lieu jusqu’en juillet prochain. Cette exposition est l’occasion de présenter ensemble trois sculpures en terre cuite retrouvées au début des années 1990. Pour être plus précis, l’équipe dirigée alors par Norberto González Crespo avait trouvé dans un des bâtiments de la Grand-Placel un dépôt de fragments de céramique, d’ossements humains et animaux, de vaisselles. Ce sont 343 qui formaient entre autres dix-huit figures qui avaient probablement leur place sur le toit qui a chu, lors d’un incendie qui ravagea la cité au début du Postclassique, peut-être par un mouvement de rébellion interne. Cet ensemble était composée de 11 personnages anthropomorphes, quatre iguanes et trois pumas.

Chaque catégorie est présente dans l’exposition. A commencer par un iguane long de 1,05 m, haut de 47 cm, et 34 cm de profondeur. Sa queue relevée et sa gueule tournée vers la gauche lui confère un dynamisme peu courant dans les céramiques.

Iguane, céramique stuqué, Xochicalco, Postclassique.
Photo disponible le 5/05/2011 sur :

Il y a aussi cette figure anthropomorphe surnommée « El Creador », en raison des deux longs pénis qui s’entrelacent sous la forme d’une liane, se nouent sur la poitrine, remontent vers les épaules et redescendent vers la cuisse. Il est évident que ce personnage avait une relation étroite avec la fécondité. Ce qui frappe, ce sont ses yeux qui sont semblables à certaines divinités représentées dans l’art maya. Sa coiffe

Le Créateur, céramique stuquée, Xochicalco, Postclassique.
Photo INAH disponible le 5/05/2011 sur :

Le jaguar propose des couleurs d’origine: rouge sur les gencives et la langue, la poitrine blanche et le corps jaune. Haut de 77 cm, large de 51 sur 54 cm de profondeur, ce jaguar est assis, les oreilles pliées vers l’arrière. Il semble prêt à bondir. un petit cordon dont les extrémités forment un rectangle, entoure son cou.

A l’instar du serpent, le puma avait une place symbolique et rituelle non négligeable comme le rappelle très bien le numéro 72 d’Arqueología Mexicana.

A voir donc.

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