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fouilles sauvages, Mots, Yucatan

Imbroglio à Chicxulub

Alors que l’INAH reste désespérément muet sur le sacage et la destruction du site archéologique 15, dans l’état du Yucatan, le quotidien El Universal présente une note électronique pour le moins surprenante. On y apprend en effet que le Centro INAH Yucatan a porté plainte pour « destruction du Patrimoine culturel de la Nation » sur le site 15.

Mais curieusement la plainte a été déposée contre X et non pas  contre le commanditaire et responsable des travaux, Ricardo Ascencio Maldonado, maire et président de l’Association des anciens élèves du Tec de Monterrey pour le Yucatan. Cette décision peut surprendre puisque celui-ci avait fini par reconnaître sa responsabilité devant des archéologues de l’INAH qui l’avaient surpris en flagrant délit, suite à une dénonciation anonyme. Le directeur Eduardo López Calzada, que nous avions loué pour avoir dénoncé les dommages provoqués par l’organisation de concerts à Chichen Itza, semble avoir perdu de sa fermeté dans ce cas avéré de destruction. Il a simplement déclaré attendre une décision rapide du Ministère public pour pouvoir procéder aux travaux de sauvetage de la zone (pour ce qu’il en reste).

Dès lors deux questions se posent : pourquoi l’INAH n’a-t-il pas porté plainte directement contre ce monsieur, sachant que deux de ses employés se sont entretenus avec le sinistre personnage ? La seconde question est corrolaire de la première et je me risque au petit jeu des suppositions : ce monsieur aurait-il obtenu des soutiens et/ou bénéficierait-il d’une impunité trop présente dans ce pays ?

M. Ascencio Maldonado est un cumulart, comme on peut en observer aussi en France. El Universal précise qu’il est un des dirigeants de la COPARMEX (Confédération Patronale de la République Mexicaine) à Mérida et donc un fonctionnaire local important qui ne manque pas de soutien. A tel point donc que le triste sire, après en avoir fini avec les fonctionnaires de l’INAH a pu poursuivre les travaux de terrasserie sur son terrain sans être présenté devant un fonctionnaire de police… En tout cas, le silence de l’INAH sur ce type reste confondant, comme trop souvent dans ce genre d’affaires.

Pour rappel, vous pouvez lire la Ley Federal sobre Monumentos y Zonas Arqueologicas, votée en 1975 dans ce fichier .pdf .

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