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Archéologie mexicaine, Chakanbakán, Kohunlich, Peten, Quintana Roo, Restauration, Rio Bec

Restauration de masques de Chakanbakán

Le 29 avril dernier, le site internet de l’INAH annonçait des travaux de restauration sur des masques en stuc du site de Chakanbakán. Moins connu que leurs cousins de Kohunlich, ces masques stuqués ont été élaborés avec de la boue et de la terre il y a environ 2300 ans. Ils sont donc datés du Préclassique et rappellent sous certains aspects les têtes olmèques de la Venta au Tabasco.

Masques en stuc, Chakanbakán, Quintana Roo

Nos connaissances sur les Mayas à l’époque du Préclassique s’accumulent rapidement depuis quelques années et ont connu une forte accélération, suite à la découverte des peintures murales de San Bartolo, au Guatemala.

Mais le site de Chakanbakan a été fouillé au début des années 1990 même si peu de publications sont disponibles. Le site est situé à 90 kilomètres à l’ouest de Chetumal.

Le centre du site s’étend sur 200 hectares. Deux groupes ont été construits. Dans le groupe dit « Les Jaguars » se trouve la structure CH-1 ou Nohochbalam. C’est sur les côtés de l’escalier de cette pyramide que les masques ont été fixés au Préclassique, vers 350 avant notre ère. Selon les analyses de Ruiz Aguilar, les céramiques retrouvées indiquent une occupation du Préclassique jusqu’au Classique moyen.

Les six masques ont cependant des dimensions très différentes. Si le plus petit mesure 2 mètres de haut sur 3 de large, le plus grand atteint 3 mètres de haut pour 10 de large. Mais il partage une iconographie commune : une divinité avec des traits de jaguar, tandis que son menton a ceux du monstre de la terre. Des échantillons de peinture noire seront prélevés afin d’être soumis à des analyses qui détermineront l’origine du pigment utilisé.

Masque stuqué, Chakanbakan, Quintana Roo, Préclassique.
Retrouvé le 2 mai 2010 sur http://tinyurl.com/2dcc3e8 .

Dans nos dernières notes, nous avons beaucoup parlé de sites archéologiques mayas situés au Quintana Roo. Cet état, principale destination des tours operators américains et européens, essaie de développer des options de tourisme culturel, qui se limitent pour la plupart du temps aux sites de Coba et de Tulum, déjà complètement saturées. Si on peut se réjouir des subventions données par le gouvernement fédéral pour effectuer ce type de fouilles et de réhabilitations, on peut néanmoins craindre un tourisme culturel de masse qui a tendance à dénaturer les sites archéologiques. 

La nouvelle a été reprise par la version en ligne du quotidien El Universal du 29 avril dernier. En pièces jointes, vous trouverez les pdf de l’annonce de l’INAH et le rapport de Ruiz Aguilar.

Références bibliographiques :
CORTEZ De BRASDEFER, F.
1993. « Los Mascarones de Chakanbakan ». In Mexicon, 1994, vol. 16, n°2, Saurwein, Markt Schwaben, pp. 32-33.

RUIZ AGUILAR, María Elena.
2001. « Informe preliminar del material lítico de Chakanbakan, Quintana Roo, México« . In XIV Simposio de Investigaciones Arqueológicas en Guatemala, 2000 (editado por J.P. Laporte, A.C. Suasnávar y B. Arroyo), pp.759-771. Museo Nacional de Arqueología y Etnología, Guatemala (versión digital).

VELÁZQUEZ MORLET, Adriana.
2006. « Sur de Quintana Roo ». In Arqueología Mexicana vol. XIV, num 80, Editorial Raices-INAH, México, p. 76-82.

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