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Anthropologie physique, Archéologie mexicaine, explorations archéologiques, Hidalgo, Mayas, Postclassique, Tula

Nouvelles découvertes à Tula, Hidalgo

Alors que les campagnes se succèdent sur le site toltèque de Tula, Hidalgo, une équipe d’archéologues dirigée par Luis Miguel Gamboa, a réalisée des fouilles de sauvetage préparatoire à la construction d’un réseau d’acheminement d’eau potable.

Ossements et offrandes, Tula, Hidalgo.
Crédit photo : INAH. Retrouvée le 28 mai 2009.

Le communiqué de presse de l’INAH, repris par le quotidien en ligne El Universal, fait état de la découverte d’ossements à environ sept cents mètres de la zone archéologique de Tula. D’ailleurs à cinquante mètres, les archéologues avaient découvert une autre fosse qui contenait les restes de vingt-quatre enfants en 2007. L’ensemble a été retrouvé à un mètre de profondeur.

Cette fois, il s’agit des ossements de deux adultes accompagnés d’un mobilier funéraire constitué de sept vases en céramiques, de moules et de polisseurs, d’un collier de coquillages, de fragments de bol, de pilons, des tessons de céramique brûlée ou tordue. Les squelettes ont été retrouvés en position foetale, la tête orientée à l’est, à l’instar de bon nombre d’enterrements du Postclassique ancien, comme nous l’avons vu récemment à Cholula. L’est est le lieu de l’origine, la direction où apparaît le soleil.
Gamboa estime que la proximité des autres découvertes pourrait appuyer l’hypothèse d’un quartier d’artisans-céramistes, à l’instar de ce qui existait à Teotihuacan.

Un anthropologue médico-légal a étudié les crânes des individus et a relevé quatre orifices. Avec la découverte de 2007, ce sont désormais huit individus qui auraient subi ensuite une trépanation, notamment utilisée pour enlever des caillots de sang ou soulager des céphalées trop fortes. Néanmoins, Gamboa estime que des études complémentaires seront nécessaires pour déterminer s’il s’agit d’une pratique médicale ou culturelle. Il faudra en effet déterminer si l’opération était effectuée par la friction d’un poinçon coupant en obsidienne, comme le faisaient les Mayas auparavant. Une petite céramique de style maya présente au Musée Acosta permettrait d’étayer cette hypothèse.

Vasa de l’arbre de la vie, Style maya,
Datation inconnue, Museo Acosta, Tula, Hidalgo.
Photo prise le 30 septembre 2007 par B. Lobjois.

PS : salutations à notre lecteur régulier d’Anses Darlet en Martinique…

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